Bien que le printemps ne soit pas encore là, les températures avoisinent en ce moment les 5°C et c'est plutôt agréable. J'ai donc survécu à mon 1er hiver québécois.
Je ne sais pas si c'est parce que je m'étais préparée psychologiquement à ce que ce soit vraiment dur ou si c'est l'effet un peu magique du 1er hiver, mais finalement j'ai trouvé que ce n'était pas si difficile de survivre au froid. Il faut juste un peu d'organisation, d'anticipation, une petite touche de bonne humeur et aussi beaucoup de patience !
Voici donc un petit bilan de ces quelques mois.
Passer l'hiver au Québec c'est :
- Se lever 10mn plus tôt le matin pour avoir le temps de mettre tout son attirail avant de sortir,
- Vérifier 4 fois qu'on a bien pris ses gants, ses sous-gants, son bonnet et tout le tralala avant de s'aventurer à l'extérieur,
- Acheter des chaussures qui restent au placard car à part les bottes de neige on ne met pas grand chose aux pieds,
- Ne pas oublier de se sécher les cheveux avant de sortir, sous peine de se retrouver avec une masse de stalactites sur la tête, en quelques secondes à peine (effet congélo garantie),
- Se demander tous les matins jusqu'à quelle température le thermomètre va encore descendre,
- Arrêter d'envoyer des textos et de prendre des photos dans la rue, au risque de perdre ses doigts,
- Ne plus sentir ses cuisses au bout de 10 minutes de marche dehors, même avec un long manteau,
- Avoir régulièrement la goutte au nez, les yeux qui pleurent et le maquillage qui coule,
- Sentir ses poils de nez gelés littéralement à peine sorti dehors (c'est cru mais c'est bien la vérité. Testé et approuvé plusieurs fois cet hiver),
- Ne pas avoir peur de marcher dans 30cm de poudreuse, quitte à ne plus voir ses bottes,
- Transpirer dans le métro car le super manteau, qui protège bien du froid à l'extérieur, devient un radiateur ambulant une fois à l'intérieur.
Bref, c'est l'fun comme on dit ici mais je ne suis pas mécontente, après 4 mois, de ranger les bottes fourrées au placard et de délaisser petit à petit mon gros manteau.
C'est le printemps... ou presque... On est jamais à l'abri d'une dernière tempête de neige !
samedi 30 mars 2013
samedi 23 mars 2013
Et bon appétit bien sûr !
Il y a un moment déjà que j'avais envie de vous parler de la cuisine québécoise. Ma 1ère expérience de "cabane à sucre" est donc l'occasion rêvée pour introduire le sujet !
Déjeuner dans une cabane à sucre est une activité typiquement québécoise, qui se déroule entre mars et avril, au moment de la récolte de la sève des arbres, destinée à être transformé en sirop d'érable.
Je voulais essayer une cabane à sucre traditionnelle et je n'ai pas été déçue. Mes amis ont dégoté une petite merveille : la sucrière La Belle Epoque, une petite cabane biscornue, complètement typique, tenue par un charmant monsieur de 70 ans.
Nous ne connaissions absolument pas le menu en arrivant et nous n'avions aucune idée du nombre de plats qui allaient arriver sur la table...
Nous n'avons pas été déçus : du fait-maison, un brin franchouillard mais très typique dans une ambiance familiale et chaleureuse.
Petit aperçu de notre "léger" menu !
Soupe aux pois et salade de choux
Pâté local et cornichons sucrés
Les cretons ou oreilles de crisse : du gras de lard fris (du gras, rien que du gras... très très salé !!)
Les fèves au lard
Purée de pomme de terre maison, omelette et jambon fumé à l'érable
Place au sucré avec la fameuse tarte au sucre, accompagnée de sirop d'érable : miam !
Et pour finir sur une petite touche légère, la crêpe-beignet appelée plus communément le pet de soeur par nos amis québécois
Bref, je ne vous cache pas qu'après un repas pareil, nous étions cloués sur nos chaises ! Et pourtant, le propriétaire des lieux ne nous a pas laissés le temps de digérer. Direction l'extérieur de la cabane pour le fameux tir à l'érable : du sirop d'érable chaud versé sur la neige et qui durcit pour devenir une sorte de sucette à l'érable.
Après un déjeuner pareil, il nous fallait bien une petite balade digestive, même par -10°C, pour digérer tout ça !
Déjeuner dans une cabane à sucre est une activité typiquement québécoise, qui se déroule entre mars et avril, au moment de la récolte de la sève des arbres, destinée à être transformé en sirop d'érable.
Je voulais essayer une cabane à sucre traditionnelle et je n'ai pas été déçue. Mes amis ont dégoté une petite merveille : la sucrière La Belle Epoque, une petite cabane biscornue, complètement typique, tenue par un charmant monsieur de 70 ans.
Nous ne connaissions absolument pas le menu en arrivant et nous n'avions aucune idée du nombre de plats qui allaient arriver sur la table...
Nous n'avons pas été déçus : du fait-maison, un brin franchouillard mais très typique dans une ambiance familiale et chaleureuse.
Petit aperçu de notre "léger" menu !
Soupe aux pois et salade de choux
Pâté local et cornichons sucrés
Les cretons ou oreilles de crisse : du gras de lard fris (du gras, rien que du gras... très très salé !!)
Place au sucré avec la fameuse tarte au sucre, accompagnée de sirop d'érable : miam !
Et pour finir sur une petite touche légère, la crêpe-beignet appelée plus communément le pet de soeur par nos amis québécois
Bref, je ne vous cache pas qu'après un repas pareil, nous étions cloués sur nos chaises ! Et pourtant, le propriétaire des lieux ne nous a pas laissés le temps de digérer. Direction l'extérieur de la cabane pour le fameux tir à l'érable : du sirop d'érable chaud versé sur la neige et qui durcit pour devenir une sorte de sucette à l'érable.
Après un déjeuner pareil, il nous fallait bien une petite balade digestive, même par -10°C, pour digérer tout ça !
lundi 18 mars 2013
Un avant-goût de printemps ?
Croyez le ou non mais quand vous venez de passer un hiver à Montréal, ce genre de journée a vraiment un bon petit goût de printemps. Au placard, les bottes de neige et le gros manteau !
Une journée idéale pour profiter des rayons du soleil et aller faire un petit tour du côté de Westmount, un quartier anglophone, plutôt huppé.
Une seule chose en tête, en profiter le plus possible... Les températures froides et la neige prévoient déjà de repointer le bout de leur nez.
mercredi 13 mars 2013
Et si pour une fois...
... on inversait les rôles ?
Et si pour une fois, c'était vous qui donniez un peu de vos nouvelles ?
Ca changerait un peu et surtout ça me ferait vraiment plaisir :)
Et si pour une fois, c'était vous qui donniez un peu de vos nouvelles ?
Ca changerait un peu et surtout ça me ferait vraiment plaisir :)
samedi 9 mars 2013
Quoi de neuf à Montréal ?
Quoi de neuf à Montréal ? Hormis les petits week-ends à droite et à gauche, je continue de mener mon petit train-train quotidien.
L'hiver est là, bien là et toujours là et il ne semble pas vouloir décoller de Montréal, bien décidé à m'enquiquiner encore un peu. S'il est vrai que j'ai été charmée par les belles chutes de neige blanche et les activités hivernales du Québec (et honnêtement malgré le froid, l'hiver québécois a beaucoup plus de charme que l'hiver français), je dois dire que je suis pressée de voir arriver le printemps. 4 mois d'hiver ça commence à être long surtout que les belles journées d'hiver ensoleillées ont maintenant laissé place à la grisaille.
Je ne rêve donc que d'une chose désormais, entendre les petits oiseaux gazouillés, sortir les tenues légères et flâner en terrasse.
Côté boulot, l'arrivée de mon visa a été suivie d'une autre bonne nouvelle. Suite à la démission d'une de mes collègues, on m'a proposé un poste de chargée de projet.
C'est donc chose faite depuis peu et j'en suis ravie. Ce nouveau poste n'est toutefois pas de tout repos. Une bonne grosse charge de travail s'est abattue sur moi. Terminée la sortie du boulot à 17h30 et bonjour les heures sup !
Pour souffler un peu, je me suis mise à de nouvelles activités : natation et découverte du yoga (une expérience... intéressante).
Et pour le reste de mon temps libre, Montréal a encore de belles choses à proposer en ce début du mois de mars. Au programme dernièrement :
- Montréal en lumières : une semaine d'activités, spectacles et expositions dans toute la ville, qui s'est terminée par la nuit blanche de Montréal, soirée au cours de laquelle nous avons opté, avec quelques amis, pour une petite visite du musée de l'université McGill, à la lampe torche, en pleine nuit.
- Une soirée impro-cirque : Montréal est connue pour ses nombreuses troupes de cirque (à l'exemple du Cirque du Soleil pour ne citer que lui). Fin février et début mars, la ville a accueilli de nombreux spectacles de cirque.
J'avais déjà été charmée par le théâtre d'impro et la danse contemporaine d'impro. Le cirque d'impro ne m'a pas déçue non plus !
L'hiver est là, bien là et toujours là et il ne semble pas vouloir décoller de Montréal, bien décidé à m'enquiquiner encore un peu. S'il est vrai que j'ai été charmée par les belles chutes de neige blanche et les activités hivernales du Québec (et honnêtement malgré le froid, l'hiver québécois a beaucoup plus de charme que l'hiver français), je dois dire que je suis pressée de voir arriver le printemps. 4 mois d'hiver ça commence à être long surtout que les belles journées d'hiver ensoleillées ont maintenant laissé place à la grisaille.
Je ne rêve donc que d'une chose désormais, entendre les petits oiseaux gazouillés, sortir les tenues légères et flâner en terrasse.
Côté boulot, l'arrivée de mon visa a été suivie d'une autre bonne nouvelle. Suite à la démission d'une de mes collègues, on m'a proposé un poste de chargée de projet.
C'est donc chose faite depuis peu et j'en suis ravie. Ce nouveau poste n'est toutefois pas de tout repos. Une bonne grosse charge de travail s'est abattue sur moi. Terminée la sortie du boulot à 17h30 et bonjour les heures sup !
Pour souffler un peu, je me suis mise à de nouvelles activités : natation et découverte du yoga (une expérience... intéressante).
Et pour le reste de mon temps libre, Montréal a encore de belles choses à proposer en ce début du mois de mars. Au programme dernièrement :
- Montréal en lumières : une semaine d'activités, spectacles et expositions dans toute la ville, qui s'est terminée par la nuit blanche de Montréal, soirée au cours de laquelle nous avons opté, avec quelques amis, pour une petite visite du musée de l'université McGill, à la lampe torche, en pleine nuit.
- Une soirée impro-cirque : Montréal est connue pour ses nombreuses troupes de cirque (à l'exemple du Cirque du Soleil pour ne citer que lui). Fin février et début mars, la ville a accueilli de nombreux spectacles de cirque.
J'avais déjà été charmée par le théâtre d'impro et la danse contemporaine d'impro. Le cirque d'impro ne m'a pas déçue non plus !
dimanche 3 mars 2013
Visa en poche !
Mon visa vacances-travail arrivant à échéance et l'envie de prolonger mon séjour à Montréal étant persistante, il a fallu se rendre à l'évidence : j'avais besoin d'un nouveau visa.
Après 9 longues semaines d'attente, ma demande a finalement été acceptée par l'ambassade. Il ne restait donc plus qu'à repasser la frontière canadienne pour faire valider ce nouveau visa, sur mon passeport.
Et quitte à passer la frontière, autant aller aux Etats-Unis pour le week-end. Je suis donc partie avec l'une de mes amies, en attente de son visa elle aussi, pour Burlington, une petite ville du Vermont à 2h00 de Montréal.
Au programme de ce week-end :
- un après-midi shopping dans cette petite ville réputée pour ses soldes toute l'année et qui n'applique pas (ou peu) de taxes sur les prix des vêtements : le paradis !
- une nuit chez l'habitant (1ère expérience airbnb)
où nous n'avons jamais réussi à nous servir de la douche (sans rire, ils avaient dû couper l'eau ou trafiquer la douche avant notre arrivée) et où nous
avons dormi dans une chambre à 10°C !
- une balade sur le grand campus universitaire de Burlington, connu pour ses fraternités et sororités : ces confréries étudiantes qui vivent et se regroupent dans des énormes maisons aux noms grecs ou latins.
Il en a fallu de peu, tout de même, pour que nous restions coincer aux Etats-Unis plus longtemps que prévu : le bus qui nous avait déposées samedi, n'est jamais repassé à l'heure dite le dimanche.
Après 40 minutes d’attente sous la pluie, nous nous sommes résolues à aller à l’aéroport, seul lieu où nous étions
certaines que le prochain bus pour Montréal s’arrêterait. Mais sans taxi à 5km à la ronde et sans téléphone, difficile de rejoindre l'aéroport !
Après moultes péripéties dont je vous épargnerais les détails, une
mamie-taxi de 80 ans avec des bagues à tous les doigts, des ongles bleus et un volant à diamants a finalement accepté de nous conduire jusqu’à l’aéroport où nous avons patienté
encore 2h45 avant que le dernier bus de la journée ne passe. Direction les douanes et enfin Montréal !
Inutile de préciser que j'étais contente de retrouver mon chez moi dimanche soir... mon nouveau visa en poche ! Un week-end dont on se souviendra !
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